La première femme dont je suis tombé amoureux.
Elle s'appelle Lucie Hypolite, vit à Dunkerque, encore à l'heure actuelle.
En l'an 2000, un futur avatar de la noirceur humaine se développe. Il est encore au stade embryonnaire et garde pour lui les réflexions les plus horrible qui l'ont toujours fait rire.
Il tombe amoureux, elle est belle, intelligente, rayonnante et fascinante.
Eh là c'est le déclic, l'écriture lui vient, la manie de tortiller les mots pour extraire l'essence lui prend. C'est une année de bonheur.
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Un an plus tard il déménage.
6 ans après il revient sur ses pas, voir son meilleur ami. Il est heureux, c'est son meilleur pote, ils sont cul et chemise ces deux-là, depuis maintenant 10 ans.
Ah mon bon vieux Martinez tu me manques !
Et puis il a l'idée d'aller lui dire bonjour, voir ce qu'elle devenu depuis qu'il n'a plus les sentiments qu'il a eu et qui ont révélé le futur dévoreur d'âme qu'il est devenu.
Ils ont galéré pour trouver la rue correspondante à son adresse. Mais ils l'ont trouvé.
Il a sonné, empêtré dans ses habits de corbeaux. Elle a ouvert. Encore plus belle qu'avant.
Il a parlé.
Elle est parti au bout de trois minutes, elle devait sortir ce soir avec ses copines.
Il était content, elle lui avait claqué la porte presque à la gueule, mais il était content.
Pourquoi ?
C'est simple, le mythe est tombé tout seul. Qu'elle aille se bourrer la gueule et se faire troncher dans des chiottes minable et dégueu.
Moi je vaux beaucoup mieux que ce genre de gonzesse.
Néanmoins j'ai beau voir qu'elle devenue aussi conne que les autres, je garde d'elle le souvenir de la seule chose que j'ai appris des femmes.
Le pouvoir des mots alimenté par la haine de cette espèce dégénérée à laquelle j'appartiens.
Rien que de connaître son futur, le rire me vient à la bouche. Rien que de savoir qu'avec ses études de cinéma, elle, qui me semblait unique à l'époque, est devenue une pauvre andouille comme les autres gens.